Anéanti par une rupture, Leonard vit de nouveau chez ses parents, un couple aimant mais possessif qui n'hésite pas à le mettre dans les bras de Sandra (Vinessa Shaw, douce), fille d'un couple d'amis. Leonard est charmé mais dès le lendemain, il rencontre Michelle, sa nouvelle voisine, et en tombe dès l'instant fou amoureux. Entre sa passion pour une fille paumée, un peu droguée, amoureuse d'un homme marié et la sagesse de se tourner vers une relation stable avec une jeune femme sûre de son charme et de ses sentiments pour lui, Leonard est pris au jeu de la confusion des sentiments et de l'embarras du choix.
Il y a celle qui l'aime et il y a celle que lui aime. Dans le rôle de Michelle, Gwyneth Paltrow, en contre-emploi, justifie amplement l'oscar obtenu il y a dix ans pour son rôle dans Shakespeare in Love. De plus en plus belle, charismatique, lumineuse, paumée, perdue, manipulatrice parfois, elle rivalise avec un Joaquin Phoenix toujours aussi dense dans ses compositions, ici tourmenté, amoureux.
James Gray a le don pour filmer la noirceur de New York. Ici, la ville n'a rien de glamour ni de tendance; elle sonne vraie, comme les décors de l'appartement des parents de Leonard (Isabella Rossellini est épatante). Il a également le don de créer des scènes magnifiques (la tentative de suicide, la déclaration sur le toit, l'adieu à sa mère, entres autres).
S'il n'évite pas quelques longueurs, Two Lovers est un film poignant, émouvant et difficile, formidablement porté par des acteurs inspirés.
Jeudi midi c'est avec surprise qu'à Aquaboulevard j'ai croisé quelques-uns des joueurs de l'équipe australienne de rugby, notamment l'impressionnant deuxième ligne Nathan Sharpe. J'étais tranquillement en train de courir avec Karine, Romain et Caroline quand j'aperçois quelques gaillards arriver et que je reconnais quelques joueurs de l'équipe qui a affronté le Quinze de France samedi.
J'ai échangé quelques mots, en leur souhaitant un bon match. Voilà qui a mis de la bonne humeur à ma journée!
Au final, défaite amère mais encourageante des Français (18/13) lors d'une rencontre qu'on aurait du gagner. Mais notre maladresse au pied nous a coûté la victoire. Dommage.
Fin des années 60/ années 70, autour de trois leaders charismatiques s'organise une bande qui sèmera la terreur en Allemagne par des séries d'enlèvements, d'explosions, en réaction à ce qu'ils appellent l'impérialisme américain de l'époque.
Si les séries allemandes sont souvent moquées (Derrick, le Renard etc.), le cinéma d'outre-Rhin nous a offert quelques-uns des films les plus originaux et efficaces ces dernières années (Cours Lola cours, Goodbye Lenin, La Vie des autres ou encore l'Expérience).
Avec la Bande à Baader, c'est l'Allemagne des années 70 qui est mise en relief. Le film ne prend pas partie et évite ainsi la mythification de groupe terroriste souvent perçu comme des héros. Pas de parti pris donc mais un exposé assez fourni des actions et revendications de la Bande à Baader, de ses débuts dans les tribunes à sa fin (inexpliquée?) en prison.
Parfois long (2h25 quand-même), bien interprété (Moritz Bleibtreu, Martina Gedeck, Johana Wokalek), le film est efficace dans la clarté de sa mise en scène qui n'hésite pas à montrer toute la violence d'un groupe qui n'aura plus le contrôle sur les héritiers de son oeuvre.
Après plusieurs mois sans (trop de) nouvelles, je vais essayer de revenir plus régulièrement sur Vox et alimenter mon blog quand j'en avais autrefois l'habitude. Depuis que je bosse, il faut avouer que je n'ai plus trop le temps de me consacrer au blog et c'est bien dommage.
Logiquement, vous devriez me lire à nouveau très bientôt et de façon suivie.
Bises,
Alexandre.
Suite directe du précédent opus Casino Royale. Daniel Craig endosse pour la seconde fois le costume du célèbre agent secret et se retrouve confronté à une mystérieuse organisation.
Le principal défaut de ce film, et je commence effectivement par son défaut, est de vouloir quitter ce qui a fait le succès du personnage pour finalement suivre la voie tracée par les derniers films d'action à succès. Casino Royale était excellent en ce que la part psychologique du personnage central était recherchée, le rôle féminin étoffé et parfait et l'intrigue plein d'un suspense bien dilué. Là, on ne retrouve ni humour, ni classe, ni fille charismatique. Bref, un bon film d'action, sans plus.
C'est d'autant plus triste que James Bond est un personnage véritablement construit autour d'un côté désuet et stylé que l'on ne retrouve pas ici. Daniel Craig était très bon et convaincant dans Casino Royale mais ici, on a décidé de le cantonner au rôle de l'homme au permis de tuer. Bien dommage donc!
A part cela, l'image est belle, les scènes d'action réussies, le méchant (bon Amalric) réussi mais pas assez "moche" dans la tradition des James Bond. Espérons pour la suite qu'on saura redonner du goût à 007.