Pour les avoir épaulés lors de leur spectacle du TIP, les joueurs de waterpolo nous ont invités à partager l'un de leurs entrainements? Je fus le seul représentant de l'équipe dans le bassin. Voici le résumé que j'en ai fait auprès de mes collègues.
Suite à notre featuring du TIP (sur le show des poloistes), Boris, Yann Joël, Jérôme, Cyril et moi étions conviés à goûter aux joies du handball en eau douce. Malheureusement pour les 4 premiers cités, ils étaient de réunion au moment de la baignade. Alors c'est moi, adepte du sacrifice humain permanent, qui suis allé, seul, braver les vagues et les moulebites, digne représentant de notre gaillarde armée.
Et ben il est rouillé le soldat!
Déjà on voyait bien, en comparant les corps de chacun dans son maillot, qu'il y avait un intrus dans le lot. Digne d'un remake de Sauvez Willy!, mes aventures à la piscine Hebert commencèrent sur les chapeaux de roue avec quelques longueurs bien que d'abord réticent à aller dans l'eau (des alligators, des alligators, ohé ohé).
Fort de ne pas avoir l'air ridicule et dans l'esprit de compétition qui toujours ma bite (j'ai un doute sur l'orthographe d'un seul coup), je me tuais au crawl et autre brasse.... J'étais déjà cuit quand on nous annonça des petites courses de rapidité (oui je sais, les courses de lenteur sont rares) en crawl, dos crawlé, papillon aussi.... ( ça fait rire les oiseaux, ça fait chanter les abeilles) Puis ce fut le retro pedalage. Dieu sait si la pédale ça me connait pourtant!
Je retrouvais des couleurs avec quelques lancers de balle. (C'est bon pour le moral) Bourrin comme je suis, je n'avais aucun mal à envoyer la balle loin, quitte à lober mon partenaire ou lui casser le nez! On s'amuse comme on peut quand on est avant!!! Na!
Puis vint l'opposition. J'aurais voulu plaquer, mais bizarrement mes tentacules légendaires furent aux abonnés absents. Sage comme je suis, je ne savais pas qu'on pouvait couler son adversaire possesseur de la balle. Bref, vous aure deviné que mettre un avant dans l'eau avec un ballon, ben au final, c'est pas ça!
Une crampe au mollet plus loin (je ne l'ai dit à personne, j'allais pas en plus faire le coup du pauvre blessé), assortie d'un souffle de boeuf et de courbatures anticipées, la fin salvatrice de l'entrainement fut annoncée.
J'appris avec déception que certains s'arrachaient les maillots sous l'eau (ils auraient pu me le dire avant). Petit pot sympa à la sortie avec une équipe fort accueillante et chaleureuse qui, comme chez nous, a deux joueuses. ( c'est ma toute toute première biguine partie)
J'ai cordialement invité nos amis poloistes à venir s'entrainer avec nous un samedi. Ils vont y réfléchir. En tout cas, ils seraient heureux qu'on organise ensemble d'autres événements, Reynald (Baby Spice) m'ayant même parlé d'un "Talons et crampons" dont je n'ai pas tout à fait saisi le contexte. A voir donc
Tout juste diplômée, Annie se retrouve embauchée en tant que nanny d'une jeune garçon d'abord hargneux, fils unique dans une famille riche et guindée de l'Upper east Side de New-York.
Petite comédie grinçante et sans prétention, "the Nanny Diaries" est une jolie surprise. L'atout premier de ce film est la simplicité de son propos dans un environnement tout sauf simple! Annie, jeune fille brillante passionnée d'anthropologie, va se prendre d'affection pour ce petit garçon pas si pourri gâté que cela quand on voir l'absence simultanée de ses parents.
Belles idées de mise en scène aussi avec les galeries de portraits façon anthropologie et le sujet traité façon thèse (les protagonistes n'ayant pas de nom). Casting séduisant avec l'efficace Scarlett Johansson et l'excellente Laura Linney dans le rôle de la patronne abusive, de la mère absente en étant toujours là et de l'épouse baffouée. A noter la présence de la chanteuse Alicia Keys, du beau gosse Chris Evans et du très bon Paul Giamatti.
Certainement pas le film du siècle, "the Nanny diaries" est néanmoins très plaisant, en dénonçant l'éducation des enfants dans les classes très supérieures new-yorkaises, préférant laisser à d'illustres inconnues le soin d'éduquer leur progéniture. Ici, les moyens ne manquent pas, mais seul compte le résultat: le meilleur collège, les amis les plus fréquentables, etc.
Avec Scarlett Johansson, Laura Linney, Alicia Keys, Chris Evans et Paul Giamatti
Week-end festif que ce week-end de printemps ensoleillé puisque placé sous l'événement du TIP (tournoi international de Paris). Un événement rassemblant les associations sportives gay friendly de France mais aussi des sportifs venu de l'étranger dans 13 disciplines différentes. Vendredi soir c'était donc l'accueil au centre des blancs manteaux. Avec Boris, Cyril, Jérôme et Yann-Joel des Gaillards nous assistons donc les joueurs de water polo d'aqua homo dans leur spectacle et ce vendredi nous en profitions pour faire une dernière répétition.
Samedi matin place au sport. Les Touwins de Toulouse sont montés specialement pour l'événement et nous avons à coeur de leur mettre une petite râclée. Et ce sera le cas avec une victoire finale (14 essais à 0, donc 4 de Anders, et 2 de moi, d' abord ménagé en raison de mon épaule blessée). Match sympa, dans une ambiance sportive et conviviale, où nous avons fait montre d'un beau jeu offensif et solidaire. Excellent aussi, comme toujours, de voir homos, hétéros et filles se mélanger dans les mêlées dans un respect et une fraternité des plus appréciables. C'est vraiment LE PLUS de notre association.
Après l'effort le réconfort autour d'un pique nique sous l'ombre des arbres jouxtant le polygone de Vincennes. Ensutie, pour moi, direction la piscine Vernerey, porte des Lilas, pour voir ma super pote Marilyne, alias Louloute, faire son gala de natation synchronisée avec son club gay friendly aussi (toujours dans le cadre du TIP) Paris Aquatique. J'ai adoré le spectacle et je ne pensais pas que voir des mecs faire de la natation synchronisé serait aussi appréciable. Je m'attendais à un léger ridicule, j'avais bien tort.
Le soir c'est dîner au Jet Lag avec les toulousains et les gaillards. Marilyne m'accompagne et sera la seule vraie fille de la soirée lol. Elle y découvre la bonne humeur de mes collègues de terrain qui eux sont émerveillés devant la générosité de son décolleté. A force d'être entouré d'homos, elle va finir véritable femme à pédés lol!
Dimanche midi, je déjeune chez benoit et Vincent sous les toits de leur immeuble près de la station Cadet, avant de finir la journée au Club Med World, pour les dernières mises au point avant le spectacle.
Soirée Happy Pulse, clôturant le week-end du TIP. Marilyne est affairée avec ses compères de la synchro, à fond dans les préparatifs du show. Ambiance plus cool avec les poloistes, dernières mises au point avant notre représentation. Avec les gaillards, nous serons les horse guards de kylie Minogue avant d'tre passés en revue par Charles et Camilla qui découvrirons nos tenues de rugbymen. Quant aux poloistes, leur chorégraphie en maillots sera enchainée par un retour des Spice Girls. Crise de rire, gros délire que d'être sur scène à faire les cons. Soirée sympa aussi, rassurante en bien des points sur moi, notamment quant à mon pouvoir de séduction lol. Cela faisait tellement longtemps que j'étais pas sorti aussi!
Lundi très calme jusqu'au soir où je reçois plusieurs de mes amis: Soso, Caro, Marilyne, Roman et Orianne, Mathilde et Seb, Ozlem, Julien et Müge, Pierrot, Yves et Delphine, Hervé.... Oui, oui, les souris dansent puisque les parents sont en Normandie. Bref, un pur week-end!
Comment le plus grand vendeur d'armes du Monde devient Iron Man, un héros d'acier, machine de guerre au service de la paix après avoir été retenu en otage dans des grottes afghanes.
Et oui encore un film sur un super héros Marvel qu'on nous pond sur grand écran! Iron Man se démarque par sa maturité, comme l'a fait le Batman Begins de Christopher Nolan auparavant, et donne par conséquent un certain cachet au film que l'on ne retrouve pas dans l'enfantin Spiderman ou le foireux Daredevil.
Ici, l'intrigue se sert d'événements contemporains (l'Afghanistan) comme toile de fond et point de départ à la naissance de l'homme d'acier. Iron Man (Robert Downey Jr, impeccable) est par ailleurs le seul héros qui ne possède aucun super pouvoir. Il se sert de son savoir faire, ses talents et ses inventions pour botter le cul aux méchants, dans les grottes afghanes ou en pleine ville. Incarné par un Jeff Bridgfes méconnaissable, le méchant du film est à l'image de tout mauvais bougre qui se respecte: ami/ennemi, jaloux, envieux, assoiffé de pouvoir. Donc rien de bien original ici.
Pour l'épauler, Iron Man a sa jolie assistante (Gwyneth Paltrow, de plus en plus belle, et dont c'est le grand retour) et Terence Howard, militaire haut gradé, deux soutiens qui ne seront pas de trop. Jon Favreau réussit le tour de main d'installer le film et ses personnages car tout porte à croire qu'une suite sera faite. Plus mature donc, plein d'humour et doté de scènes d'actions crédibles, Iron man a visé juste et atteint sa cible.
Avec Robert Downey Jr, Terence Howard, Jeff Bridges, Leslie Bibb et Gwyneth Paltrow
Deux journalistes enquêtent sur le GAL, un groupe secret surement fomenté par des personnages hautement placés en Espagne pour éliminer des membres de l'ETA. Leur action secrète mènera à la mort de plusieurs innocents n'ayant strictement rien à voir avec le groupement terroriste.
Vu en version originale sous-titrée, en espagnol donc, je craignais d'abord d'avoir du mal à suivre l'intrigue ayant préféré l'allemand au collège. Thriller politique au sens premier du terme, GAL nous plonge dans les dessous pas très propres des politiques espagnols des années 1980. Si le terrorisme de l'ETA sème la terreur, la réponse violente à ces agissements n'est en rien justifiée. Pourtant, les GAL s'en chargent, leurs membres se croyant investis d'une mission de justice. Or, leur action n'aura principalement pour but que la mort de dizaines de cibles innocentes.
Gouvernement et police sont dans le collimateur des deux journalistes couillus interprétés par l'excellent José Garcia et la très belle Natalia Verbeke dont le courage et le professionalisme vont aller à l'encontre de beaucoup de leurs supérieurs mais aussi de tout instinct de survie car leurs vies vont être menacées à trop se plonger dans un dossier politiquement bien gardé.
GAL a la force de ces anciens films policiers, noirs mais aussi dénonciateurs. Certainement pas parfait, loin s'en faut, il a au moins le mérite de dénoncer un groupement secret illégal mais pourtant financé par des gouvernants (parmi lesquels Bernard Le Coq). C'est aussi un film démontrant la nécessité et la dangerosité du métier de journaliste, au travers d'événements néanmoins peu connus.
Avec José Garcia, Natalia Verbeke, Jordi Molla, José Coronado et Bernard Le Coq.
Antoine, la quarantaine, décide d'envoyer tout ballader en disant ses 4 vérités à chacun: au boulot, à la maison, à ses amis, à tous. Puis il part....
Il y a bien une raison pour laquelle Antoine, ce quadra à qui tout sourit, envoie tout ballader comme ça et tout le long du film on se pose la question. Je ne suis pas de ceux qui devinent l'issue tout de suite (je vais pas au cinéma pour cogiter mais j'aime être berné par l'action) ou qui prétendent savoir la fin avant tout le monde. Je me laisse porter et je me suis laissé prendre par l'histoire du nouveau film de Jean Becker.
Truffé de scènes fortes et ôdieuses (particulièrement le dîner, jubilatoire, avec ses amis), "Deux jours à tuer" nous dresse le portrait d'un homme (Dupontel, excellent) dont on nous dit qu'il a changé totalement de comportement. Il est ôdieux, exécrable, douloureux même si l'on sent que quelque chose d'autre ne va pas. En remettant tout le monde à sa place, Antoine veut se faire détester pour mieux fuir, mais fuir quoi au juste?
Court mais efficace, le film n'évite pas, par endroits, une certaine fausseté, notamment dans les dialogues. Si Marie-Josée Croze apparait effacée en femme rejetée, Pierre Vaneck nous gratifie d'un rôle fort et émouvant. Quant aux amis, leur apparition furtive dans le film est essentielle et diablement efficace: Claire Nebout, Cristiana Reali, François Marthouret ou encore Mathias Mlekuz vont tous subir la hargne de leur ami Antoine, clôturant le diner d'anniversaire par un scandale sans nom.
Entre la banlieue huppée et le charme de l'Irlande, le film nous ballade d'un univers à un autre, d'une thèse à son contraire, d'une vie à une autre. Berné jusqu'au bout, le film m'a peut-être plus séduit que d'autres car sur moi il a marché. Et c'est tant mieux!
Avec Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Pierre Vaneck, Cristiana Réali et Alessandra Martines