Qu'il est bon de recevoir un peu d'affection. Qu'il est bon de sentir la chaleur de l'autre contre sa peau, le tendre goût de ses baisers. Qu'il est agréable aussi de laisser parcourir ses mains sur le corps de l'autre, de sentir son emprise sur ce corps abandonné à soi. Cela faisait un petit moment que je n'avais pas eu un peu d'affection à partager. Cela fait toujours un bien fou.
Adolescent, David découvre la faculté qu'il a de se téléporter. Il fuit alors la maison de son père pour vivre seul, gagnant son argent en pillant des banques grâce à son pouvoir, voyageant partout dans le Monde quand bon lui chante jusqu'au jour où on tente de le tuer. En effet, les "Jumpers" sont pourchassés par des fanatiques religieux, les Paladins.
Jumper marque tout d'abord le retour de Hayden Christensen (Star Wars) dont beaucoup prédisaient qu'il finirait aux oubliettes. Le voilà donc dans cet original film d'action, à mi-chemin entre le teenager movie et le fantastique. Je ne lui souhaite pas de finir aux oubliettes, mais Christensen gagnerait à être un peu plus expressif dans son jeu. C'est la première faille du film: l'interprétation peu convaincante en général. Si Christensen est un peu mou, que dire de Rachel Bilson, vraiment pas terrible et encore plus décevant, Samuel L Jackson, qui ne craint vraiment plus le ridicule. Seul le talentueux Jamie Bell (Billy Eliott) tire son épingle du jeu avec un rôle plus complexe certes mais le film aurait surement gagné à se concentrer davantage sur son personnage. Je continue de parier sur cet acteur encore très jeune.
Au-delà de l'interprétation, je reconnais la géniale idée de départ du film, tirée d'un livre il me semble. Cela ferait également une très bonne base pour une série télé. Malheureusement, je trouve que le rendu est assez plat et décevant. Il manque beaucoup d'épaisseur au scénario, aux différentes situations ainsi qu'aux personnages. Les méchants sont des méchants sans explication véritable, la copine est une potiche qui ne sert pas à grand chose, le héros n'a pas vraiment de caractère, bref, pas grand chose à se mettre sous la dent.
Ce qui sauve les meubles, ce sont bien évidemment les effets spéciaux, les scènes d'action impressionnantes et les décors naturels grandioses. Jumper reste néanmoins un bon divertissement qui, si succès il y a, risque d'avoir une suite, étant donné qu'une suite du roman a été écrite.
Avec Hayden Christensen, Jamie Bell, Samuel L. Jackson, Rachel Bilson et Diane Lane
Pour aider sa veuve Holly à se remettre de son décès, Gerry lui a préparé une magnifique surprise: des lettres qu'elle va recevoir au fil des mois pour la guider et l'aider à retrouver goût à la vie tout en lui rappelant les merveilleux souvenirs de leur histoire.
Histoire d'amour, mélo larmoyant, sentiments faciles... oui, oui, oui! P.S. I love you c'est tout ça! Un film construit pour faire pleurer dans les chaumières, visant probablement davantage un public féminin mais qui, cependant, vaut le coup, tant pour le charme de son histoire que pour un tas de petits détails plaisants. C'est un beau film, mais pourquoi?
Parce que Hilary Swank est une actrice épatante, parce que Gerard Butler (l'impressionnant roi Leonidas de 300) a un sourire ravageur et un charisme hors du commun, parce que l'on retrouve des personnages attachants du petit écran (James Marsters de Buffy, Jeffrey Dean Morgan de Grey's Anatomy et surtout l'excellentissime Lisa Kudrow de Friends), parce que Kathy Bates reste Kathy Bates, parce que l'Irlande est vraiment splendide, parce que le couple est merveilleusement crédible et parce que l'on est tous quelque part de grands amoureux!!!
Alors oui je vais oublier les longueurs du film, je vais oublier les failles dans les dialogues, une réalisation un peu faiblarde, les côtés nunuches aussi du film, parce qu'avant tout je retiens la beauté et la sincérité de cette belle histoire d'amour et l'originalité du deuil vécu par une veuve qui ne se sépare (quasiment) jamais de l'urne retenant les cendres de son époux. Une histoire d'amour comme on aimerait tous en vivre, sa fin en moins évidemment.
Avec Hilary Swank, Gerard Butler, Lisa Kudrow, Harry Connick Jr et Kathy Bates
Margot et Victor forment un couple charmant: jeunes, beaux, avocats... Tout leur sourit, même quand ils sont directement mis en compétition pour devenir un des associés de leur grand Cabinet. Qui sera choisi? Et si c'était lui? Et si c'était elle? Comment leur couple survivrait, comment arriveraient-ils à accepter la victoire de l'un et la soumission de l'autre?
Décliner l'histoire en deux possibilités parallèles selon qu'un événement se produise ou pas est original mais pas nouveau (Pile et Face avec Gwyneth Paltrow). En effet, ici, le rôle des héros s'inverse selon un événement déterminant pour la suite de leur carrière. Alors tantôt l'on assiste à la promotion de Monsieur, tantôt à celle de Madame, en jonglant tour à tour avec les deux situations. Autant dire qu'au début on s'y perd un peu car le tout n'est pas forcément bien amené.
Le film n'évite pas non plus les clichés faciles (la femme qui réussit se fait le patron, l'homme se fait sa secrétaire, notamment, mais il y en a plein d'autres) et on se dit bien souvent qu'à la longue, tout ceci sera lourd. Pourtant, on finit par entrer dans l'histoire, par s'attacher à ce couple si bien assorti (Alice Taglioni et Jocelyn Quivrin ont l'harmonie et la complicité communicatives) et par être partagé entre savoir quid des deux serait le mieux à cette place d'associé. Les clichés deviennent vite la force du film qui joue essentiellement sur ces situations prévisibles et convenues.
Facile et maladroit, Notre Univers Impitoyable s'essoufle par moments mais ne perd jamais de son charme, principalement grâce au choix du décor (la modernité du XII ème arrondissement parisien) et au talent des comédiens. En effet, outre un couple difficilement plus crédible et charmant que Taglioni et Quivrin, on retrouve quelques seconds rôles parfaits: le cynisme de Lhermitte, la fourberie de l'excellente Julie Ferrier et surtout la composition névrosée et épatante de Pascale Arbillot.
Dans le même registre, Pile et Face (Sliding Doors) était bien plus réussi. Toutefois, le charme parvient quand-même à opéreret la fin joliment pensée.
Avec Alice Taglioni, Jocelyn Quivrin, Thierry Lhermitte, Pascale Arbillot et Julie Ferrier
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Cette bonne vieille Marjorie! Il était temps que je vous la présente quand-même. On se connait depuis la 2nde 12 au Lycée Michelet, Vanves. Ca devait être l'année 1996/97. Marjorie, c'était le genre de fille discrète, habillée sans chichis, avec son acolyte Bibi. A l'époque, Marjorie était, et d'ailleurs doit toujours l(être quelque part, une grande rêveuse mais aussi une grande fantasmeuse. Fan de sport (elle n'en fait pourtant pas), elle a eu bon nombre d'idoles: Pete Sampras (on l'a vraiment bien chariée), Alexei Nemov, Jean Galfione eet encore Xavier Garbajosa (cette fois, je suis ok avec elle :)). Sa chambre était un musée de posters et de vidéos de ses idoles. Une vraie fan, c'était vraiment à mourir de rire.
Marjo, ben c'est ma meilleure amie au lycée. Elle était capable de me téléphoner 35 fois par jour pour me parler d'elle, de ses idoles, de ses animaux, de nos délires en commun (la Normandie, les momies et j'en passe). C'est la grande amie des bêtes: chiens, chats, cochons d'Inde et même pigeons; tous passent chez elle. Ah lala!
A la fac, Marj s'est révélée et a fait des études de notaire. C'est une grande passionnée qui, dès qu'elle aime quelque chose et quelqu'un, s'y consacre totalement. C'est le cas quand Marjorie est amoureuse. Depuis un peu plus d'un an, elle est avec Yvan, rencontré sur Internet. Ensemble, ils attendent aujourd'hui un heureux événement!!! Ca, ça me laisse sur le cul car je vois encore en marjorie l'ado complètement hystérique à la vue d'une de ses idoles (A Roland Garros une année: "Alex! Alex! J'lai vu, jl'ai vu!" tout le monde nous regarde, elle pète un plomb, je lui réponds bêtement, "ben qui?!", "Ben Peeeeeeete"!!! Excellent).
J'ai bien hâte de voir la mini Marjorie ou le petit bonhomme qu'elle va nous faire, mais du coup je vais prendre un sacré coup de vieux!!
Gabriel sort de prison. Sa soeur et son frère François, flic, viennent le chercher. Les deux frères ne se sont pas revus. Ils s'aiment mais ne comprennent pas les raisons qui les ont poussé à choisir un camp plutôt qu'un autre. Le fils préféré tente de se réinsérer, avec l'aide de son frère, mais il est vite rattrappé par ses démons.
Inspiré librement (surtout pour la fin) de la vie des frères Papé, Les Liens du sang est emprunt d'une nostalgie émouvante et des liens d'amour entre les deux héros qui, s'ils ne se comprennent pas s'aiment finalement plus que tout. Guillaume Canet, tout en retenue, offre une prestation épatante et sobre. La justesse de sa partition fait écho la folie maîtrisée de François Cluzet, affublé de quelques tics de temps en temps mais encore une fois brillant. Le duo d'acteurs, épaulé par des seconds rôles féminins charmants (Clotilde Hesme, délicieuse) ou délicats (Marie Denarnaud, trop rare), brille par sa complicité évidente.
Un film nostalgique donc, voire mélancolique qui n'a rien laissé au hasard tant dans le look des personnages, que dans les détails scénaristiques ou de décor. On se croirait vraiment dans un film tourné à la fin des années 70. L'intelligence du scénario est d'avoir vraiment orienté l'histoire dans ces rapports entre les deux frères, mais aussi dans leurs rapports avec les femmes plutôt que d'être allé vers un film où l'action prédominerait. Et tant mieux, même si certains risquent de "s'emmerder" fermement. Il est vrai qu'un chouia plus d'action n'aurait pas été de trop mais je respecte le choix du réalisateur.
Le cinéma français montre ici qu'il a encore de merveilleuses choses à dire et à faire et qu'il n'est pas évident non plus de faire des films qui en valent vraiment la peine. On sent ici que chaque scène a été finement travaillée, chaque détail ciselé. Tout est à la bonne place, tout est taillé à la perfection, une vraie maitrise jusqu'à la fin, belle et émouvante, résumant parfaitement l'authenticité des sentiments entre les deux frères. Vous l'aurez compris, je vous conseille d'aller voir ce film captivant.
Avec Guillaume Canet, François Cluzet, Clotilde Hesme, Marie Denarnaud et Mehdi Nebbou
Rob fête son départ pour le Japon avec ses amis. La fête bat son plein jusqu'au moment où des explosions et des cris se font entendre dans Manhattan. Avec stupeur, tout le monde découvre que quelque chose a attaqué la ville. Il faut désormais fuir pour éviter une fin inéluctable.
JJ Abrams (Lost, Mission Impossible et j'en passe) nous pond un nouvel événement dans ce film catastrophe réussi et novateur. Enfin pas tout à fait novateur. En effet, il reprend les fondements de l'immense Projet Blair Witch (acteurs inconnus pour mieux y croire, filmé au camescope, etc) et emprunte la trame à quelques films du genre que je ne citerai pas pour préserver un peu l'histoire du film. Ca fout la nausée de ne pas avoir une image fixe mais du coup, ça rend fichtrement crédible l'ensemble.
La situation des personnages est vite facile à comprendre: Rob part bosser au Japon, abandonnant ses amis, son frère et Beth, dont il est tombé amoureux peu de temps avant. Manque de bol pour lui, il aurait mieux fait de partir plus tôt. Le fait de ne pas avoir la moindre tête connue marque aussi le désir des producteurs et du réalisateur de laisser le telespectateur dans l'expectative tout du long, même si l'on se doute du sort réservé aux protagonistes dès le début du film. En gros, on nous le fait très bien comprendre.
Certains sont partis pendant la séance. C'est vrai que ça peut être difficilement supportable, moi-même j'avoue avoir eu parfois du mal avec l'image mais c'est ce qui rend aussi le film abouti. Après, il n'y a rien non plus d'exceptionnel: pas de super héros, pas d'explication logique non plus, pas de vraie solution, pas d'armes... juste des êtres humains condamnés à courir, à fuit et à mourir. Et bien évidemment aussi, dans un souci scénaristique, des situations convenues et abracabrantesques.
J'estime donc que l'objectif du film est atteint: c'est crédible et angoissant. Donc une réussite. Pari gagné!
Avec Michael Stahl-David, Lizzy Caplan, Jessica Lucas, Mike Vogel et T.J. Muller
Charles est un ancien flic. Atteint d'Alzheimer, il décide de lui-même de vivre dans une clinique spécialisée. Là, il y recontre d'autres malades comme lui, comme la belle Carole. Il y côtoie un personnel étrange et pas toujours sympathique. Puis, les morts arrivent. Tenaillé entre sa carrière d'enquêteur et sa mémoire qui lui fait défaut, Charles va tenter de percer à jour le mystère.
Formidable idée de départ que cette série de meurtres autour d'Alzheimer. Véritable fléau de notre société, la maladie y est décrite dans toute son horreur par des comédiens étonnants (André Dussolier en tête évidemment). Idée formidable mais résultat bien moyen à vrai dire.
Le film met du temps à s'installer, partagé entre la relation d'un père et d'un fils (Julien Boisselier toujours aussi touchant), un début d'idylle avec une autre malade et des relations avec le personnel soignant et entre le personnel quelque peu particulières. Une fois n'est pas coutume, la part belle revient aux comédiens, tous brillants, et c'est eux qui relèvent le film de sa monotonie. La belle palette de seconds rôles est formidables: Claire Nebout, Marthe Keller ou encore Claude Perron.
Quand l'action commence vraiment, on a du mal à y croire et y entrer car il a fallu du temps pour y arriver. Le précédent film de Nicolas Boukhrief m'avait ravi: fort, poignant, percutant, il avait une dynamique que je n'ai pas retrouvé dans Cortex et c'est bien dommage. Le dénouement, un peu tiré par les cheveux aussi, ne convainc qu'à moitié.
Cortex clôt mon mois de janvier ciné sur une note un peu amère: un mois moyen en matière de film avec pas mal de déceptions.
Avec André Dussolier, Marthe Keller, Julien Boisselier, Claude Perron et Pascal Elbé
On commence par vendredi soir et une soirée tranquille avec Anne-So. Après un verre chez Raba, on fil à l'auditorium d'Issy-les-Moulineaux pour une séance en retard de La Graine et le Mulet d'Abdelatif Kechiche, film sorti en 2007, encensé par la critique. Slimane est sur la corde raide au travail (âge de la retraite, plus très productif sur la réparation des bateuaux). Il est partagé entre sa famille (son ex-femme t ses enfants, petits-enfants) et sa maitresse et sa fille dans l'hôtel desquelles il vit. Slimane a un rêve: restaurer un vieux bateau pour y ouvrir un restaurant de couscous au poisson. 2h30 d'un film long et bavard dans lequel il aurait été bon de couper une bonne heure. Les personnages sont vrais, les acteuts sont bons mais au final j'ai trouvé tout ça indigeste et plein de préjugés très limites sur les français de souche (tous cons, moches, obsédés et racistes). Désolé, mais moi je n'adhère pas!
Samedi après-mi, j'ai fait un saut au salon de l'emploi public. Pas grand-chose de nouveau, si tu n'es pas expérimenté, on veut pasd de toi, et puis je n'ai rien appris d'autre que je savais déjà. Le soir, j'ai revu Soso vite fait avec Caroline G. avant de rejoindre Pierrot au ciné, voir Cortex dont je vais parler très vite.
Dimanche, un peu de sport avec du footing et de la corde en prévision d'un dîner pâtes et crêpes chez Caroline Pouet Pouet. Depuis qu'elle est avec Hervé, c'est plus dur de la voir. J'en ai donc profité comme elle était pour moi tout seul. Dans l'après-midi, la jeune équipe de France a battu l'Ecosse. Les Françaises sont, quant à elles, déjà sorties de la Fed Cup par la Chine (Bartoli, Mauresmo et Golovin n'étant pas du voyage).
Chassé de Londres 15 ans plus tôt, Benjamin Barker, alias Sweeney Todd, revient dans la ville de ses malheurs. Sa femme est morte et sa fille enfermée par le redoutable juge Turpin, responsable de tous ses problèmes. Aidé par Mrs Lovett, Sweeney va se venger de la haute société londonienne en se servant de ses talents de barbier.
Adapté d'une comédie musicale à succès, le film demeure dans l'esprit puisque les comédiens jonglent entre dialogues parlés et chantés. Si le résultat est drôle et sympathique au début, il finit par vite devenir lassant et encombrant; le kitch n'allant pas forcément avec le teint macabre du film.
Oui, Tim Burton a un univers bien à lui et ses films sont marqués au fer forgé par ce réalisateur tellement à part. Un metteur en scène qui retrouve son acteur fétiche Johnny Depp. Celui-ci s'avère être bon chanteur et reste un excellent comédien bien que son rôle ne lui permette pas de dévoiler tout son talent (seuls la haine et la soif de vengeance animent son visage). Face à lui, Helena Bonham Carter reste égale à elle-même, c'est à dire efficace et juste en faiseuse de tourtes.
Le film n'évite pas la caricature (Sacha Baron Cohen, l'idylle entre les deux jeunes, etc), pas plus qu'il ne cherche à noyer les effets (le sang qui gicle façon Kill Bill).
Je ne dois alors pas être fait pour l'univers de Tim Burton car, mis à part Sleepy Hollow, je ne suis jamais vraiment rentré dans ses films. Les personnages et les décors sont certes hauts en couleur (ou très noirs à vous de voir) mais je n'adhère vraiment pas plus que ça. Tant pis pour moi?
Avec Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Alan Rickman, Timothy Spall et Sacha Baron Cohen