Fin des années 60/ années 70, autour de trois leaders charismatiques s'organise une bande qui sèmera la terreur en Allemagne par des séries d'enlèvements, d'explosions, en réaction à ce qu'ils appellent l'impérialisme américain de l'époque.
Si les séries allemandes sont souvent moquées (Derrick, le Renard etc.), le cinéma d'outre-Rhin nous a offert quelques-uns des films les plus originaux et efficaces ces dernières années (Cours Lola cours, Goodbye Lenin, La Vie des autres ou encore l'Expérience).
Avec la Bande à Baader, c'est l'Allemagne des années 70 qui est mise en relief. Le film ne prend pas partie et évite ainsi la mythification de groupe terroriste souvent perçu comme des héros. Pas de parti pris donc mais un exposé assez fourni des actions et revendications de la Bande à Baader, de ses débuts dans les tribunes à sa fin (inexpliquée?) en prison.
Parfois long (2h25 quand-même), bien interprété (Moritz Bleibtreu, Martina Gedeck, Johana Wokalek), le film est efficace dans la clarté de sa mise en scène qui n'hésite pas à montrer toute la violence d'un groupe qui n'aura plus le contrôle sur les héritiers de son oeuvre.
Il y a quelques mois, Wolf Menninger, coach du club MMA Berlin, me proposait de combattre lors d'un tournoi qu'il organise. J'ai rencontré Wolf durant l'été 2007 par le biais d'un bon pote, Peter, suédois vivant à Berlin. Depuis, je me suis mis davantage à m'entrainer dans mon club, le CAMP10 (Gare du Nord). Quand Wolf m'a proposé ce combat, je devais être opposé à un gros bébé allemand, bodybuildé, mais tout aussi inexpérimenté que moi. Un bel objectif en perspective.
Un mois avant le combat, Peter et Wolf m'annoncent que l'allemand ne donne plus signe de vie et, par conséquent, ce n'est pas lui que j'affronterai, mais un suédois répondant au nom de Jaime Palou. Pour la petite histoire, le tournoi met aux prises le club de Wolf (MMA Berlin) à l'autre club où s'entraine Peter, le Berserk de Stockholm. Je combats donc pour les allemands.
Mon adverssaire justement est d'une autre trempe que celui d'origine. Ceinture noire de taekwondo, champion de boxe thai, c'est un gars grand, affûté et avec une expérience vraiment plus conséquente. Je finis par dire oui, l'opportunité est plutôt bonne à prendre.
Une fois à Berlin, Wolf est clair: tout le monde pense que je vais me faire ratatiner rapidement. Avec lui, on met une tactique au point, tactique qu'il me faudra absolument appliquer sur le ring.
La pesée est un moment stressant mais sympa. Je suis plus lourd que Jaime. Tout se passe bien, on échange quelques mots convenus. On aura le temps de discuter davantage après le combat de toute façon. Nous sommes prévus en 13ème position, l'avant dernier combat de la soirée, donc pas mal de temps à attendre.
Sur le ring, Jaime a un regard de tueur. Bizarrement, je suis assez serein. Mon stress est parti, essentiellement grâce à Wolf qui a trouvé les mots justes la veille pour que je me sente le plus à l'aise possible. Peter arbitre la rencontre. La tactique? Ne surtout pas laisser Jaime dominer avec sa technique pieds poings, donc l'attaquer rapidement et l'amener au sol. La tactique va très bien marcher, je vais dominer le combat la plupart du temps mais, sûrement par manque d'expérience et d'agressivité, je vais perdre.
Jaime exulte puis on tombe dans les bras l'un de l'autre. Le team suédois me félicite, Wolf aussi. Tout le monde a apprécié le combat visiblement, surtout mon adversaire qui est ravi de s'en être sorti et qui, comme prévu, viendra me parler longuement juste après. Belle bagarre en tout cas!
Avec du recul, il y a des regrets certes. Mais e fut une très bonne expérience qui va beaucoup m'apprendre pour la suite.
Quand on a été un gros consommateur de rencontres comme je l'ai été, on finit par ne plus rien attendre de précis. On rencontre moins, on ne rencontre même quasiment plus jusqu'au jour où quelqu'un nous en redonne l'envie. On laisse passer un peu de temps, surtout quand on est sauvage comme moi et aui fur et à mesure des conversations, on réalise qu'on a envie de cette rencontre.
Le jour J arrive, on est stressé sans trop l'être comme on n'attend pas grand chose... et puis on est agréablement surpris, séduit même....
Hier soir, je l'ai été.
Coureur de jupons et tombeur de ces dames, Tom ne pense pas pouvoir s'engager avec quelqu'un. Jusqu'au jour où sa confidente et meilleure amie, rentrant d'Ecosse, lui annonce son mariage imminent avec un riche héritier britannique.
Enième comédie sur le sujet, le film plait tout d'abord par la qualité de son casting. En effet, Patrick Dempsey, le docteur Mamour de Grey's Anatomy, étale tout son charme dans ce film charmant mais sans grand intérêt. Face à lui, Michelle Monaghan est impeccable. A noter la présence de Sydney Pollack dans l'un de ses derniers rôles.
Ici il s'agit donc du "Mariage de mon meilleur ami" inversé en ce que le meilleur ami est cette fois-ci témoin du mariage de sa confidente. Evidemment, il va essayer de trouver les failles de son gaillard de rival en kilt, user de quelques stratagèmes sans pour autant parvenir à ses fins avant l'assaut final? Je ne dirai rien.
Plaisant donc mais pas original du tout. Heureusement qu'on nous embarque en Ecosse. A vérifier, le pub (vu d'extérieur) semble être le même que celui de "Deux jours à tuer" avec Albert Dupontel (soit-disant en Irlande).
Il y a pas mal de scènes assez drôles ici, pas mal de situations cocaces qui apportent un plus au film, apar rapport à d'autres oeuvres de la même veine. Je le conseille? oui, mais loin d'être indispensable.
Avec Patrick Dempsey, Michelle Monaghan, Sydney Pollack, Busy Philipps et Kevin McKidd
Peter, compositeur glauque et un peu beauf sur les bords, vient de se faire larguer par sa copine Sarah, star du petit écran. Pour oublier ses malheurs et sur les conseils de son meilleur pote, Peter prend la direction de Hawai. Malheureusement, Sarah s'y trouve, avec son nouveau mec, un poil spécial.
Nouvelle comédie pur jus américaine, notamment après le succès de En cloque mode d'emploi fait plus ou moins par la même équipe. Parfois drôle, le film reste cependant assez lourd globalement, long et convenu. Si le héros est plutot attachant, le reste tourne assez court et demeure quand-même peu réaliste (la copine star de télé, la bombe qui prête une suite royale à l'oeil et j'en passe!).
Passés les clichés inévitables de ce genre de film, "Sans Sarah rien ne va" se laisse néanmoins regarder sans dommage, avec notamment plaisir quand le personnage du nouveau petit ami fait ses apparitions. Quant aux personnages féminins, ils sont stéréotypés (notamment Kristen Bell, ancienne héroine de Véronica Mars).
Long et souvent bavard, le film aurait gagné à être un peu écourté et auto censuré. Rien de très palpitant donc.
Avec Jason Segel, Kristen Bell, Russell Brand, Mila Kunis et Bill Hader
Pour les avoir épaulés lors de leur spectacle du TIP, les joueurs de waterpolo nous ont invités à partager l'un de leurs entrainements? Je fus le seul représentant de l'équipe dans le bassin. Voici le résumé que j'en ai fait auprès de mes collègues.
Suite à notre featuring du TIP (sur le show des poloistes), Boris, Yann Joël, Jérôme, Cyril et moi étions conviés à goûter aux joies du handball en eau douce. Malheureusement pour les 4 premiers cités, ils étaient de réunion au moment de la baignade. Alors c'est moi, adepte du sacrifice humain permanent, qui suis allé, seul, braver les vagues et les moulebites, digne représentant de notre gaillarde armée.
Et ben il est rouillé le soldat!
Déjà on voyait bien, en comparant les corps de chacun dans son maillot, qu'il y avait un intrus dans le lot. Digne d'un remake de Sauvez Willy!, mes aventures à la piscine Hebert commencèrent sur les chapeaux de roue avec quelques longueurs bien que d'abord réticent à aller dans l'eau (des alligators, des alligators, ohé ohé).
Fort de ne pas avoir l'air ridicule et dans l'esprit de compétition qui toujours ma bite (j'ai un doute sur l'orthographe d'un seul coup), je me tuais au crawl et autre brasse.... J'étais déjà cuit quand on nous annonça des petites courses de rapidité (oui je sais, les courses de lenteur sont rares) en crawl, dos crawlé, papillon aussi.... ( ça fait rire les oiseaux, ça fait chanter les abeilles) Puis ce fut le retro pedalage. Dieu sait si la pédale ça me connait pourtant!
Je retrouvais des couleurs avec quelques lancers de balle. (C'est bon pour le moral) Bourrin comme je suis, je n'avais aucun mal à envoyer la balle loin, quitte à lober mon partenaire ou lui casser le nez! On s'amuse comme on peut quand on est avant!!! Na!
Puis vint l'opposition. J'aurais voulu plaquer, mais bizarrement mes tentacules légendaires furent aux abonnés absents. Sage comme je suis, je ne savais pas qu'on pouvait couler son adversaire possesseur de la balle. Bref, vous aure deviné que mettre un avant dans l'eau avec un ballon, ben au final, c'est pas ça!
Une crampe au mollet plus loin (je ne l'ai dit à personne, j'allais pas en plus faire le coup du pauvre blessé), assortie d'un souffle de boeuf et de courbatures anticipées, la fin salvatrice de l'entrainement fut annoncée.
J'appris avec déception que certains s'arrachaient les maillots sous l'eau (ils auraient pu me le dire avant). Petit pot sympa à la sortie avec une équipe fort accueillante et chaleureuse qui, comme chez nous, a deux joueuses. ( c'est ma toute toute première biguine partie)
J'ai cordialement invité nos amis poloistes à venir s'entrainer avec nous un samedi. Ils vont y réfléchir. En tout cas, ils seraient heureux qu'on organise ensemble d'autres événements, Reynald (Baby Spice) m'ayant même parlé d'un "Talons et crampons" dont je n'ai pas tout à fait saisi le contexte. A voir donc
Tout juste diplômée, Annie se retrouve embauchée en tant que nanny d'une jeune garçon d'abord hargneux, fils unique dans une famille riche et guindée de l'Upper east Side de New-York.
Petite comédie grinçante et sans prétention, "the Nanny Diaries" est une jolie surprise. L'atout premier de ce film est la simplicité de son propos dans un environnement tout sauf simple! Annie, jeune fille brillante passionnée d'anthropologie, va se prendre d'affection pour ce petit garçon pas si pourri gâté que cela quand on voir l'absence simultanée de ses parents.
Belles idées de mise en scène aussi avec les galeries de portraits façon anthropologie et le sujet traité façon thèse (les protagonistes n'ayant pas de nom). Casting séduisant avec l'efficace Scarlett Johansson et l'excellente Laura Linney dans le rôle de la patronne abusive, de la mère absente en étant toujours là et de l'épouse baffouée. A noter la présence de la chanteuse Alicia Keys, du beau gosse Chris Evans et du très bon Paul Giamatti.
Certainement pas le film du siècle, "the Nanny diaries" est néanmoins très plaisant, en dénonçant l'éducation des enfants dans les classes très supérieures new-yorkaises, préférant laisser à d'illustres inconnues le soin d'éduquer leur progéniture. Ici, les moyens ne manquent pas, mais seul compte le résultat: le meilleur collège, les amis les plus fréquentables, etc.
Avec Scarlett Johansson, Laura Linney, Alicia Keys, Chris Evans et Paul Giamatti
Week-end festif que ce week-end de printemps ensoleillé puisque placé sous l'événement du TIP (tournoi international de Paris). Un événement rassemblant les associations sportives gay friendly de France mais aussi des sportifs venu de l'étranger dans 13 disciplines différentes. Vendredi soir c'était donc l'accueil au centre des blancs manteaux. Avec Boris, Cyril, Jérôme et Yann-Joel des Gaillards nous assistons donc les joueurs de water polo d'aqua homo dans leur spectacle et ce vendredi nous en profitions pour faire une dernière répétition.
Samedi matin place au sport. Les Touwins de Toulouse sont montés specialement pour l'événement et nous avons à coeur de leur mettre une petite râclée. Et ce sera le cas avec une victoire finale (14 essais à 0, donc 4 de Anders, et 2 de moi, d' abord ménagé en raison de mon épaule blessée). Match sympa, dans une ambiance sportive et conviviale, où nous avons fait montre d'un beau jeu offensif et solidaire. Excellent aussi, comme toujours, de voir homos, hétéros et filles se mélanger dans les mêlées dans un respect et une fraternité des plus appréciables. C'est vraiment LE PLUS de notre association.
Après l'effort le réconfort autour d'un pique nique sous l'ombre des arbres jouxtant le polygone de Vincennes. Ensutie, pour moi, direction la piscine Vernerey, porte des Lilas, pour voir ma super pote Marilyne, alias Louloute, faire son gala de natation synchronisée avec son club gay friendly aussi (toujours dans le cadre du TIP) Paris Aquatique. J'ai adoré le spectacle et je ne pensais pas que voir des mecs faire de la natation synchronisé serait aussi appréciable. Je m'attendais à un léger ridicule, j'avais bien tort.
Le soir c'est dîner au Jet Lag avec les toulousains et les gaillards. Marilyne m'accompagne et sera la seule vraie fille de la soirée lol. Elle y découvre la bonne humeur de mes collègues de terrain qui eux sont émerveillés devant la générosité de son décolleté. A force d'être entouré d'homos, elle va finir véritable femme à pédés lol!
Dimanche midi, je déjeune chez benoit et Vincent sous les toits de leur immeuble près de la station Cadet, avant de finir la journée au Club Med World, pour les dernières mises au point avant le spectacle.
Soirée Happy Pulse, clôturant le week-end du TIP. Marilyne est affairée avec ses compères de la synchro, à fond dans les préparatifs du show. Ambiance plus cool avec les poloistes, dernières mises au point avant notre représentation. Avec les gaillards, nous serons les horse guards de kylie Minogue avant d'tre passés en revue par Charles et Camilla qui découvrirons nos tenues de rugbymen. Quant aux poloistes, leur chorégraphie en maillots sera enchainée par un retour des Spice Girls. Crise de rire, gros délire que d'être sur scène à faire les cons. Soirée sympa aussi, rassurante en bien des points sur moi, notamment quant à mon pouvoir de séduction lol. Cela faisait tellement longtemps que j'étais pas sorti aussi!
Lundi très calme jusqu'au soir où je reçois plusieurs de mes amis: Soso, Caro, Marilyne, Roman et Orianne, Mathilde et Seb, Ozlem, Julien et Müge, Pierrot, Yves et Delphine, Hervé.... Oui, oui, les souris dansent puisque les parents sont en Normandie. Bref, un pur week-end!
Comment le plus grand vendeur d'armes du Monde devient Iron Man, un héros d'acier, machine de guerre au service de la paix après avoir été retenu en otage dans des grottes afghanes.
Et oui encore un film sur un super héros Marvel qu'on nous pond sur grand écran! Iron Man se démarque par sa maturité, comme l'a fait le Batman Begins de Christopher Nolan auparavant, et donne par conséquent un certain cachet au film que l'on ne retrouve pas dans l'enfantin Spiderman ou le foireux Daredevil.
Ici, l'intrigue se sert d'événements contemporains (l'Afghanistan) comme toile de fond et point de départ à la naissance de l'homme d'acier. Iron Man (Robert Downey Jr, impeccable) est par ailleurs le seul héros qui ne possède aucun super pouvoir. Il se sert de son savoir faire, ses talents et ses inventions pour botter le cul aux méchants, dans les grottes afghanes ou en pleine ville. Incarné par un Jeff Bridgfes méconnaissable, le méchant du film est à l'image de tout mauvais bougre qui se respecte: ami/ennemi, jaloux, envieux, assoiffé de pouvoir. Donc rien de bien original ici.
Pour l'épauler, Iron Man a sa jolie assistante (Gwyneth Paltrow, de plus en plus belle, et dont c'est le grand retour) et Terence Howard, militaire haut gradé, deux soutiens qui ne seront pas de trop. Jon Favreau réussit le tour de main d'installer le film et ses personnages car tout porte à croire qu'une suite sera faite. Plus mature donc, plein d'humour et doté de scènes d'actions crédibles, Iron man a visé juste et atteint sa cible.
Avec Robert Downey Jr, Terence Howard, Jeff Bridges, Leslie Bibb et Gwyneth Paltrow