Je vais tenter de faire un article un peu plus positif. Jusque-là, ça sentait la déprime alors que je suis plutôt quelqu'un de gai dans la vie. Une façade souvent, mais je suis toujours le premier à blaguer, sortir une connerie, en faire, etc. Même au boulot.
D'ailleurs, j'ai un travail épanouissant. Cette semaine a été très positive. J'interviens dans différentes matières, ce qui rend mon quotidien tellement moins routinier: du légal, du financier, de l'humain, de l'évènementiel, de la qualité, et j'en passe. J'ai cette chance d'avoir un poste riche et varié et l'opportunité de travailler avec une équipe motivée et des moyens assez variés.
Quelque part tant mieux! au moins ma vie professionnelle est plaisante, loin du point mort de ma vie sentimentale. Mais ça viendra bien un jour.
Bataclan, hier soir. Le groupe Gossip y donnait le premier d'une série de concerts parisiens. Beth Ditto, la chanteuse charismatique du groupe, s'en est donné à coeur joie et a prouvé toute sa puissance vocale hier soir. Très bon concert, bien que très court (1 heure et 1 rappel de 15 minutes).
Le groupe a interprété la plupart des titres de son dernier album 'Music for Men' dont le très connu single 'Heavy Cross'. Le public a suivi, visiblement très heureux de la prestation du groupe. Quant à la chanteuse, j'ai bien cru un moment qu'elle allait finir à poil.
Excellent moment passé en compagnie de mon pote Julien, sorte de clown moderne de plus d'1m90 ;-) Et l'occasion pour moi aussi de me changer les idées. J'ai pris mon pied. Ca fait du bien de sortir. J'avais oublié la sensation de faire autre chose que rester chez moi ou aller au cinéma, seul.
Je ne vais pas le nier, j'ai pris du poids et je suis aujourd'hui bien trop gros. Ce n'est pas encore trop catastrophique en apparence puisque je suis assez charpenté et c'est réparti, on va dire, plutot harmonieusement. Mais le bide est là, et le reste aussi
On appelle ça se laisser aller. La moindre petite contrariété et je me réfugie sur le placard. Heureusement, il y a des choses que je n'achète plus donc déjà ça me restreint. Vous ajoutez la prise de cortisone pendant des mois et vous obtenez un bon nounours bien nourri. Alors oui je me trouve moche et indésirable. Oui, je comprends qu'on ne me réponde pas sur Internet.
A ce propos, un de mes contacts qui ne donnait jamais signe de vie me contacte l'autre jour "T'as pas grossi?" comme ça, sans bonjour, sans questionner sur comment je vais. Sec, froid. Pourquoi poses-tu la question puisque tu as constaté toi-même la réponse!!! Poufiasse! Il y a un nombre de "mecs" qui se comportent comme des poufiasses, j'hallucine.
Ca me fait du bien, bizarrement, de parler ici de mes problèmes de poids. C'est une évidence que je ne dois plus me cacher. Je ne dois plus me réfugier derrière la seule excuse des médicaments. C'est un tout. Reprendre une hygiène de vie correcte, se forcer à bouger, sortir. S'interdire certains plaisirs. Rien de bien sorcier au final. Je l'ai déjà fait il y a 4 ans alors qu'il n'y avait pas vraiment lieu de le faire.
Je vais tenter de m'y tenir et vous pourrez lire ici les éventuels progrès accomplis.
Là je reviens de faire un tennis avec mon pote du lycée, Pierrot. Ca fait du bien de se bouger. En plus, je ne suis pas trop à la rue. J'ai plutot une bonne constitution et j'ai encore un petit fond de forme pas mauvais. Mais il y a du boulot à accomplir.
J'ai trop souvent placé beaucoup d'espoir en amitié. Je viens de faire un ménage assez important dans mes différents répertoires, listes de contacts et j'en passe. J'avoue ne pas être quelqu'un qui entretient un contact régulier, mais je finis toujours par envoyer un message ou prendre des nouvelles.
Parmi les quelques amis homos que j'ai (ils sont très peu), combien prennent de mes nouvelles spontanément? Allez un seul: je vais au concert de Gossip avec lui demain d'ailleurs. Un deuxième par le biais de Facebook mais si je ne l'appelle pas, c'est pas trop ça. Les autres, c'est bien simple, ils ne m'appellent jamais. On se voit parce que j'ai téléphoné au bout de plusieurs mois. Souvent pour fêter leur anniversaire. On se voit parce que j'ai insisté. Au final, vous devez rire et vous dire "Mais qu'il est con! Ils en ont rien à foutre de sa tronche!". Moi je réalise ces choses-là bien longtemps après.
Je suis très patient mais une fois que le point de non-retour est atteint, il n'y a pas tellement de marche arrière possible. Des amis gay j'en n'ai pas eu beaucoup. Il y a eu Phil, le premier. Je l'adorais ce minus. Perdu de vue. Enfin je sais où le trouver mais comme il ne m'appelle jamais, j'ai arrêté.
Quelques-uns ensuite, Cyrille, Laurent, Eric, David, un peu la même bande. Ce sont des souvenirs de weekend, des vacances à Barcelone, etc. Mais pareil, si je n'appelle pas, rien! Si je ne les croise pas par hasard dans paris, rien! Je n'insiste pas. Ou plus. Je suis fatigué de le faire. De m'investir pour des gens qui ne veulent pas s'investir en retour.
C'est un peu pour ça que je ne rencontre plus personne, que je ne sors plus. Je n'ai plus envie d'arpenter les rues et les bars en solitaire. Je l'ai trop fait. Je vais passer pour Calimero mais je m'en fous. Après tout, tout est peut-être de ma faute. Je ne dois pas être très intéressant.
Près d'un an que je n'ai pas remis les pieds sur ce blog. Blog qui n'a plus lieu d'être mais que je vais reprendre comme un journal. Le journal d'un mec blasé en fait!
J'en arrive à un point de ma vie où je m'emmerde. Où je cogite. Rien ne va vraiment, à part le boulot. La santé est très fragile, j'y reviendrai. Mes amis partent tous les uns après les autres vers ailleurs, ils se marient, font des enfants, ont de véritables projets "d'adultes". Moi, je suis encore seul, accroché à quelques rêves qui ne mènent nulle part, conscient que mes belles années sont passées.
Il y a encore trois ans j'allais bien. J'étais pas mal, j'avais mon succès. J'avais le goût pour sortir, pour rencontrer, pour tomber un peu amoureux, comme une midinette presque. Mes amis étaient célibataires pour la plupart. On se voyait, on s'amusait, on en profitait. Je me dis que ce temps-là est révolu. Je suis resté sur la même case, indubitablement ancré dans ma situation de (plus très) jeune homo de 28 ans.
Il y a un an, c'était la dernière rencontre que je faisais. Il m'a plu. Mais c'a n'a pas été réciproque. Je l'ai pris comme on prend les choses avec habitude. Comme cela m'arrive depuis que j'assume ma sexualité. Je suis blasé.
Depuis, je n'ai pas fait la moindre rencontre. Du moins, pas dans une optique sentimentale ou amicale. Pas de cul non plus: j'ai aussi mes raisons. Encore une fois j'y reviendrai.
Je fais le bilan de ces deux dernières années écoulées et ça me donne envie de chialer comme un con. Les gens me croient heureux, sous prétexte que je suis d'humeur égale et que j'ai toujours le sourire ou une bonne blague à sortir. J'ai pris du poids à force de médicaments contre les problèmes que j'ai et à force de me réfugier dans la bouffe aussi, il faut l'admettre.
Le plus dur c'est de voir les autres évoluer alors que moi je stagne. Je suis voué à stagner. Comme j'ai été voué à être le troisième dans une relation de couple en sursis, soit de gré quand on promettait de quitter l'autre soit indépendaamment de ma volonté quand je finissais par découvrir que je partageais l'être aimé. Comme j'ai été voué à tomber amoureux de deux mecs n'assumant absolument pas leur sexualité et qui ont fini par me larguer, sans frais et sans explication. Les deux que j'ai aimés. De belles claques!
Alors la solitude je connais. Bien qu'elle me pèse elle ne me fait pas peur, je vis avec.
Voilà, je reviendrai souvent sur différents points, des humeurs, des espoirs aussi...
Il y a quelques mois, Wolf Menninger, coach du club MMA Berlin, me proposait de combattre lors d'un tournoi qu'il organise. J'ai rencontré Wolf durant l'été 2007 par le biais d'un bon pote, Peter, suédois vivant à Berlin. Depuis, je me suis mis davantage à m'entrainer dans mon club, le CAMP10 (Gare du Nord). Quand Wolf m'a proposé ce combat, je devais être opposé à un gros bébé allemand, bodybuildé, mais tout aussi inexpérimenté que moi. Un bel objectif en perspective.
Un mois avant le combat, Peter et Wolf m'annoncent que l'allemand ne donne plus signe de vie et, par conséquent, ce n'est pas lui que j'affronterai, mais un suédois répondant au nom de Jaime Palou. Pour la petite histoire, le tournoi met aux prises le club de Wolf (MMA Berlin) à l'autre club où s'entraine Peter, le Berserk de Stockholm. Je combats donc pour les allemands.
Mon adverssaire justement est d'une autre trempe que celui d'origine. Ceinture noire de taekwondo, champion de boxe thai, c'est un gars grand, affûté et avec une expérience vraiment plus conséquente. Je finis par dire oui, l'opportunité est plutôt bonne à prendre.
Une fois à Berlin, Wolf est clair: tout le monde pense que je vais me faire ratatiner rapidement. Avec lui, on met une tactique au point, tactique qu'il me faudra absolument appliquer sur le ring.
La pesée est un moment stressant mais sympa. Je suis plus lourd que Jaime. Tout se passe bien, on échange quelques mots convenus. On aura le temps de discuter davantage après le combat de toute façon. Nous sommes prévus en 13ème position, l'avant dernier combat de la soirée, donc pas mal de temps à attendre.
Sur le ring, Jaime a un regard de tueur. Bizarrement, je suis assez serein. Mon stress est parti, essentiellement grâce à Wolf qui a trouvé les mots justes la veille pour que je me sente le plus à l'aise possible. Peter arbitre la rencontre. La tactique? Ne surtout pas laisser Jaime dominer avec sa technique pieds poings, donc l'attaquer rapidement et l'amener au sol. La tactique va très bien marcher, je vais dominer le combat la plupart du temps mais, sûrement par manque d'expérience et d'agressivité, je vais perdre.
Jaime exulte puis on tombe dans les bras l'un de l'autre. Le team suédois me félicite, Wolf aussi. Tout le monde a apprécié le combat visiblement, surtout mon adversaire qui est ravi de s'en être sorti et qui, comme prévu, viendra me parler longuement juste après. Belle bagarre en tout cas!
Avec du recul, il y a des regrets certes. Mais e fut une très bonne expérience qui va beaucoup m'apprendre pour la suite.
Quand on a été un gros consommateur de rencontres comme je l'ai été, on finit par ne plus rien attendre de précis. On rencontre moins, on ne rencontre même quasiment plus jusqu'au jour où quelqu'un nous en redonne l'envie. On laisse passer un peu de temps, surtout quand on est sauvage comme moi et aui fur et à mesure des conversations, on réalise qu'on a envie de cette rencontre.
Le jour J arrive, on est stressé sans trop l'être comme on n'attend pas grand chose... et puis on est agréablement surpris, séduit même....
Hier soir, je l'ai été.
Pour les avoir épaulés lors de leur spectacle du TIP, les joueurs de waterpolo nous ont invités à partager l'un de leurs entrainements? Je fus le seul représentant de l'équipe dans le bassin. Voici le résumé que j'en ai fait auprès de mes collègues.
Suite à notre featuring du TIP (sur le show des poloistes), Boris, Yann Joël, Jérôme, Cyril et moi étions conviés à goûter aux joies du handball en eau douce. Malheureusement pour les 4 premiers cités, ils étaient de réunion au moment de la baignade. Alors c'est moi, adepte du sacrifice humain permanent, qui suis allé, seul, braver les vagues et les moulebites, digne représentant de notre gaillarde armée.
Et ben il est rouillé le soldat!
Déjà on voyait bien, en comparant les corps de chacun dans son maillot, qu'il y avait un intrus dans le lot. Digne d'un remake de Sauvez Willy!, mes aventures à la piscine Hebert commencèrent sur les chapeaux de roue avec quelques longueurs bien que d'abord réticent à aller dans l'eau (des alligators, des alligators, ohé ohé).
Fort de ne pas avoir l'air ridicule et dans l'esprit de compétition qui toujours ma bite (j'ai un doute sur l'orthographe d'un seul coup), je me tuais au crawl et autre brasse.... J'étais déjà cuit quand on nous annonça des petites courses de rapidité (oui je sais, les courses de lenteur sont rares) en crawl, dos crawlé, papillon aussi.... ( ça fait rire les oiseaux, ça fait chanter les abeilles) Puis ce fut le retro pedalage. Dieu sait si la pédale ça me connait pourtant!
Je retrouvais des couleurs avec quelques lancers de balle. (C'est bon pour le moral) Bourrin comme je suis, je n'avais aucun mal à envoyer la balle loin, quitte à lober mon partenaire ou lui casser le nez! On s'amuse comme on peut quand on est avant!!! Na!
Puis vint l'opposition. J'aurais voulu plaquer, mais bizarrement mes tentacules légendaires furent aux abonnés absents. Sage comme je suis, je ne savais pas qu'on pouvait couler son adversaire possesseur de la balle. Bref, vous aure deviné que mettre un avant dans l'eau avec un ballon, ben au final, c'est pas ça!
Une crampe au mollet plus loin (je ne l'ai dit à personne, j'allais pas en plus faire le coup du pauvre blessé), assortie d'un souffle de boeuf et de courbatures anticipées, la fin salvatrice de l'entrainement fut annoncée.
J'appris avec déception que certains s'arrachaient les maillots sous l'eau (ils auraient pu me le dire avant). Petit pot sympa à la sortie avec une équipe fort accueillante et chaleureuse qui, comme chez nous, a deux joueuses. ( c'est ma toute toute première biguine partie)
J'ai cordialement invité nos amis poloistes à venir s'entrainer avec nous un samedi. Ils vont y réfléchir. En tout cas, ils seraient heureux qu'on organise ensemble d'autres événements, Reynald (Baby Spice) m'ayant même parlé d'un "Talons et crampons" dont je n'ai pas tout à fait saisi le contexte. A voir donc
Week-end festif que ce week-end de printemps ensoleillé puisque placé sous l'événement du TIP (tournoi international de Paris). Un événement rassemblant les associations sportives gay friendly de France mais aussi des sportifs venu de l'étranger dans 13 disciplines différentes. Vendredi soir c'était donc l'accueil au centre des blancs manteaux. Avec Boris, Cyril, Jérôme et Yann-Joel des Gaillards nous assistons donc les joueurs de water polo d'aqua homo dans leur spectacle et ce vendredi nous en profitions pour faire une dernière répétition.
Samedi matin place au sport. Les Touwins de Toulouse sont montés specialement pour l'événement et nous avons à coeur de leur mettre une petite râclée. Et ce sera le cas avec une victoire finale (14 essais à 0, donc 4 de Anders, et 2 de moi, d' abord ménagé en raison de mon épaule blessée). Match sympa, dans une ambiance sportive et conviviale, où nous avons fait montre d'un beau jeu offensif et solidaire. Excellent aussi, comme toujours, de voir homos, hétéros et filles se mélanger dans les mêlées dans un respect et une fraternité des plus appréciables. C'est vraiment LE PLUS de notre association.
Après l'effort le réconfort autour d'un pique nique sous l'ombre des arbres jouxtant le polygone de Vincennes. Ensutie, pour moi, direction la piscine Vernerey, porte des Lilas, pour voir ma super pote Marilyne, alias Louloute, faire son gala de natation synchronisée avec son club gay friendly aussi (toujours dans le cadre du TIP) Paris Aquatique. J'ai adoré le spectacle et je ne pensais pas que voir des mecs faire de la natation synchronisé serait aussi appréciable. Je m'attendais à un léger ridicule, j'avais bien tort.
Le soir c'est dîner au Jet Lag avec les toulousains et les gaillards. Marilyne m'accompagne et sera la seule vraie fille de la soirée lol. Elle y découvre la bonne humeur de mes collègues de terrain qui eux sont émerveillés devant la générosité de son décolleté. A force d'être entouré d'homos, elle va finir véritable femme à pédés lol!
Dimanche midi, je déjeune chez benoit et Vincent sous les toits de leur immeuble près de la station Cadet, avant de finir la journée au Club Med World, pour les dernières mises au point avant le spectacle.
Soirée Happy Pulse, clôturant le week-end du TIP. Marilyne est affairée avec ses compères de la synchro, à fond dans les préparatifs du show. Ambiance plus cool avec les poloistes, dernières mises au point avant notre représentation. Avec les gaillards, nous serons les horse guards de kylie Minogue avant d'tre passés en revue par Charles et Camilla qui découvrirons nos tenues de rugbymen. Quant aux poloistes, leur chorégraphie en maillots sera enchainée par un retour des Spice Girls. Crise de rire, gros délire que d'être sur scène à faire les cons. Soirée sympa aussi, rassurante en bien des points sur moi, notamment quant à mon pouvoir de séduction lol. Cela faisait tellement longtemps que j'étais pas sorti aussi!
Lundi très calme jusqu'au soir où je reçois plusieurs de mes amis: Soso, Caro, Marilyne, Roman et Orianne, Mathilde et Seb, Ozlem, Julien et Müge, Pierrot, Yves et Delphine, Hervé.... Oui, oui, les souris dansent puisque les parents sont en Normandie. Bref, un pur week-end!
Au faite voici mon adresse mail: barraque20221901@aol.com read more
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